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Artys

Revue axée sur les Arts Plastiques

Publié par Stéphane Richard sur

Horizons fermés ou lointains, routes et chemins désertés, livrés à eux-mêmes, vestiges et témoins silencieux d’un passé révolu, entourés de forêts, de poteaux électriques ou au cœur de sous-bois, les peintures de Thierry Dalat recèlent un ailleurs désiré et sont une métaphore de la psyché de l’artiste en quête de la source de l’acte créateur. Il sait que le but du chemin n’est pas la destination mais le chemin lui-même et que celui-ci se crée au fur et à mesure du cheminement. Ce n’est pas la connaissance de la raison ultime pour laquelle le peintre peint qui importe, la découvrir ce serait la perdre et se perdre de la même manière. Il tend vers celle-ci mais ne l’atteindra cependant jamais car lui faire face, ce serait accéder au mystère de la création elle-même et découvrir celui-ci le mettrait à nu, lui brûlerait les ailes, le mettant dans l’impossibilité de continuer à peindre. Seul compte l’acte de peindre.

Thierry Dalat ne nous raconte aucune histoire, elle ne serait qu’anecdotique et superfétatoire. Aucun personnage n’apparaît sur la toile, ils ne seraient qu’une distraction vaine et hors de propos nous empêchant de nous concentrer sur l’essentiel. C’est le silence inhérent à l’image peinte, telle une présence bénéfique, qui nous permet d’être réellement attentif, à l’écoute de ces paysages solitaires, dans une contemplation active, tous nos sens en éveil, et d’être au plus près de l’acte créateur. Nous sommes dans un entre-deux mondes où la lumière et les ombres s’harmonisent pleinement et où la réalité extérieure et le monde intérieur de l’artiste s’enchevêtrent étrangement dans une symphonie d’une richesse chromatique tout en nuances qui nous révèle un univers personnel d’une grande sensibilité. Au-delà d’une peinture qui ne serait que descriptive, c’est l’intimité du peintre et sa quête initiatique qui se dévoilent à nos yeux.

Stéphane Richard

Thierry Dalat
Thierry Dalat
Thierry Dalat
Thierry Dalat
Thierry Dalat
Thierry Dalat

Vous pouvez retrouver Thierry Dalat sur son site: thierrydalat.overblog.com.

Publié par Stéphane Richard sur

Une peinture d’un grand classicisme dotée d’une gestuelle et d’une facture résolument contemporaines, telle est l’œuvre virtuose et envoûtante de Goxwa. Sans céder aucunement aux sirènes d’un art dit contemporain qui n’est que l’expression du tape-à-l’œil, de l’esbroufe et de la vacuité la plus totale, elle ne rompt pas avec la tradition mais s’inscrit dans la longue histoire de la peinture à la suite des artistes des siècles passés. Elle en est même la légitime héritière tant sa maîtrise et son amour de l’acte de peindre sont manifestes.

D’une grande richesse chromatique et d’une rare élégance, ses œuvres incarnent, dans une simplicité mystérieuse et une douceur onirique, la beauté du monde entre réel et imaginaire, entre rêve et poésie. Qu'il s'agisse de cette jeune femme qui est son modèle depuis un peu plus de dix ans (elle a pu ainsi la peindre enfant, adolescente puis femme), d'un animal, d'une nature morte ou d'un paysage urbain, les motifs et les fonds de ses tableaux atteignent la sensation de la vie, nous deviennent familiers, et nous nous immergeons avec bonheur au sein de ceux-ci. Posées magistralement sur la toile, les couleurs vibrantes et la lumière, splendides et sensuelles, irriguent celle-ci dans une symphonie picturale qui nous touche au plus profond, au plus intime. L’image, d’une intense et vivifiante présence, en devient fascinante et mène à la contemplation.

A la fois classique et contemporaine, d’un grand raffinement et puissamment émotionnelle, la peinture de Goxwa nous plonge au cœur d’un art véritable et d’une générosité indéniable, nous pénètre en profondeur, laisse son empreinte intemporelle d’une extrême sensibilité, et nous mène au pays de l’excellence de la Peinture. Animée d’une profonde intériorité et détentrice d’un réel savoir-faire technique, Goxwa appartient au panthéon des grands peintres, à l’écart des fausses valeurs délétères et des modes éphémères.

Stéphane Richard

Goxwa
Goxwa
Goxwa
Goxwa
Goxwa
Goxwa
Goxwa
Goxwa
Goxwa
Goxwa
Goxwa
Goxwa

. Vous pouvez retrouver Goxwa sur son site: goxwa.blogspot.com.

. Si vous êtes aux Etats-Unis au mois de novembre, vous pourrez voir sa nouvelle exposition à la Axelle Fine Art Galerie située au 472 West Broadway, New York, NY 10012. Pour connaître les dates exactes et les horaires d'ouverture, renseignez-vous auprès de la galerie (+1 212 226 2262).

Goxwa
Publié par Stéphane Richard sur

Entre expressionnisme sans concession, romantisme exacerbé et réalisme incisif, les femmes d’Aurore Lephilipponnat incarnent des émotions profondément ancrées dans notre réalité d’être humain. A la recherche de l’âme, du souffle originel, de l’essence même de notre humanité, l’artiste exprime, dans un enchevêtrement de traits d’une grande force plastique qui s’imprègnent en nous de façon pérenne, des sentiments troubles, violents, intimes. Rien d’étonnant à ce que l’une de ses sources d’inspiration soit le butô, cette danse japonaise apparue dans les années 1960 et dont les thèmes de prédilection (sexe, violence, mort) rejoignent ceux de cette artiste dans sa quête inlassable de la vérité au-delà des apparences et de ses oripeaux.

A fleur de chair, Aurore Lephilipponnat va à l’essentiel et nous fait part de sa quête non seulement artistique mais également intérieure à travers ces corps et ces visages souffrants ou apaisés, jusqu’à l’extase parfois, de femmes jeunes ou plus âgées et qui atteignent la sensation du vivant. La dualité entre le corps et l’esprit s’estompe, s’efface, ils ne font plus qu’un mais l’esprit ne sombre néanmoins pas dans le néant, il s’affermit au contraire et vainc la décrépitude et la déchéance inéluctable du corps. La joliesse ne l’intéresse pas, c’est la recherche de la vérité dans toute sa nudité qui la pousse à créer et à nous faire part de son cheminement intérieur. Elle ne triche pas, ne l’embellit pas, la montre telle qu’elle est dans une lucidité et une urgence qui ne nous laissent pas indemnes et nous plongent dans une introspection propice à une remise en cause de nos certitudes quant à la réalité de la nature humaine.

Stéphane Richard

Aurore Lephilipponnat
Aurore Lephilipponnat
Aurore Lephilipponnat
Aurore Lephilipponnat
Aurore Lephilipponnat
Aurore Lephilipponnat
Aurore Lephilipponnat
Aurore Lephilipponnat
Aurore Lephilipponnat
Aurore Lephilipponnat
Aurore Lephilipponnat
Aurore Lephilipponnat

Vous pouvez retrouver Aurore Lephilipponnat sur son site : www.aurore-lephilipponnat.com.

Publié par Stéphane Richard sur

D’une puissance plastique et d’une présence charismatique indéniables, les sculptures d’Evelyne Galinski émergent d’un entre-deux mondes pour le moins étrange où rêve et réalité semblent coexister dans la plus parfaite des harmonies. Propices au recueillement, voire à la méditation, ses personnages énigmatiques, à la lisière parfois de l’androgynie, n’appartiennent à aucune époque précise et les voiles et autres bandelettes qui les vêtent en partie ne cachent nulle blessure ni ne sont une allégorie d’une souffrance quelconque mais bien plutôt les attributs accompagnant la naissance d’une nouvelle humanité libérée des affres de nos existences repliées sur elles-mêmes et esseulées.

Messagères atemporelles dont les yeux fermés expriment dans un silence d’une grande intensité une plénitude salvatrice, les sculptures d’Evelyne Galinski deviennent les confidentes de nos pensées, les accueillent sans jugement aucun et nous font part d’un secret intime et universel qui est le fondement même d’une vie réellement vécue. Grâce à une maïeutique mystérieuse et envoûtante, ses personnages nous invitent à regarder en nous-mêmes et à cheminer jusqu’à ce que nous atteignions ce fameux secret enfoui en chacun d’entre nous : être pleinement présent au moment présent. La force de l’œuvre profondément émotionnelle et spirituelle d’Evelyne Galinski est de nous plonger au cœur de la vie même, dans son essence originelle, au-delà de toutes nos fallacieuses représentations mentales.

Stéphane Richard

Evelyne Galinski
Evelyne Galinski
Evelyne Galinski
Evelyne Galinski
Evelyne Galinski
Evelyne Galinski
Evelyne Galinski
Evelyne Galinski
Evelyne Galinski
Evelyne Galinski
Evelyne Galinski
Evelyne Galinski

. Galerie Sens Intérieur.

7 Village des Artisans, Baie de Saint-Tropez, 83 310 Port-Cogolin.

Du 5 septembre au 4 octobre 2014.

Du mardi au samedi et sur rendez-vous.

(Horaires d’ouverture à préciser au 09 71 53 43 45 ou au 06 45 14 47 92).

. Galerie d’art actuel Socles et Cimaises de Desforges.

27 rue de la République, 54 000 Nancy.

Du 19 septembre au 1 novembre 2014.

(Jours et horaires d’ouverture à préciser au 03 83 27 40 53).

. La Garnache. 3 place Saint-Antoine, 85 300 Orléans.

Du 8 au 16 novembre 2014.

(Jours et horaires d’ouverture à préciser au 02 51 68 02 59).

. Galerie Septentrion. Chemin des Coulons, 59 700 Marcq-en Baroeul.

En décembre (dates à préciser au 03 20 46 35 80 ou au 06 23 24 69 10).

Du mardi au dimanche de 14h00 à 18h00 et sur rendez-vous.

Vous pouvez également aller sur www.evelynegalinski.com.

Publié par Stéphane Richard sur

Julie de Waroquier réussit ce tour de force à nous montrer à quel point la réalité qui nous entoure n’est pas objective, donnée une fois pour toutes, mais qu’elle est affaire d’interprétation perpétuellement renouvelée. Le monde que nous percevons évolue sur cette crête ténue et improbable que l’on appelle « conscience », celle-ci nous permettant d’appréhender le réel de façon rationnelle ou irrationnelle et donc d’explorer sous des angles différents la vie et tous les chemins que celle-ci nous offre. L’imagination féconde de Julie de Waroquier remet en question ce monde dans lequel nous évoluons et nous emmène sur des chemins de traverse loin de nos certitudes et de notre effrayant manque d’émerveillement. Chacune de ses photographies nous raconte une histoire entre rêve et mystère, entre onirisme et objets du quotidien, entre légèreté et gravité. Avions, parapluies, mouettes, loups, horloges, trains, barques, arbres, cygnes, aigles, pavés, sable, eau… les références à la réalité que nous connaissons sont multiples. Elle les intègre dans des scènes qui, dans la plupart des cas, n’existent pas dans notre environnement mais qui n’en sont pas moins toutes aussi réelles que celles que nous pouvons voir autour de nous puisque chacune d’entre elles est une création de l’esprit et que l’esprit et la matière, dans une interaction éternelle, s’engendrent l’un l’autre. Ces scènes, où elle est souvent photographe et modèle, sont la résultante d’une fertile introspection qui lui permet, grâce à une intimité avec elle-même d’une grande force créatrice, de donner à voir, à vivre serait plus exact, des images très personnelles tout en étant profondément universelles.

Ses photographies ne sont pas un refus ou une simple échappatoire (purement illusoire au demeurant) à la dureté et au cynisme de notre monde actuel mais une manière de le percevoir, de le penser et de le ressentir sous un nouveau jour. L’artiste donne sens à la vie, à la beauté, à l’être humain, refusant la facilité destructrice ou simplement provocatrice (quand elle n’est pas purement d’ordre pécuniaire) de nombreux artistes d’aujourd’hui qui, pensant dénoncer les horreurs d’une société malade d’elle-même, ne font qu’ajouter de la laideur à la laideur et de la vacuité à la vacuité de notre époque. D’une grande poésie visuelle et démentant ceux qui clament l’absurdité de la vie, l’art de Julie Waroquier est une fontaine de créativité (et de jouvence) où se ressourcer. Il est inventif, foisonnant de trouvailles, jubilatoire, émotionnel, teintée de mélancolie parfois, voire inquiétant quand elle nous donne à voir certaines horloges, fissures et autres déchirures, comme si l’artiste voulait nous dire que, au-delà de la beauté du monde, le temps qui passe inexorablement sans espoir de retour, était, malgré tout, l’alpha et l’oméga de toute vie, de tout cheminement personnel… mais son art demeure néanmoins une ode à la vie, à l’être humain et à la beauté du monde.

Stéphane Richard

Julie de Waroquier
Julie de Waroquier
Julie de Waroquier
Julie de Waroquier
Julie de Waroquier
Julie de Waroquier
Julie de Waroquier
Julie de Waroquier
Julie de Waroquier
Julie de Waroquier
Julie de Waroquier
Julie de Waroquier
Julie de Waroquier
Julie de Waroquier
Julie de Waroquier

Un grand merci renouvelé à Julie de Waroquier qui m’a autorisé à mettre le magnifique et envoûtant court-métrage intitulé « Rêvalités » dans ARTYS, film basé sur son travail photographique et dont elle a signé le texte. « Rêvalités », réalisé par Damien Steck, est l’adaptation cinématographique du livre du même nom publié en 2012 aux Editions KnowWare.

. Dix-huitième Biennale Internationale de l’Image.

Site Alstom. 50 rue Oberlin, 54 000 Nancy.

Du samedi 3 mai au dimanche 18 mai 2014. (Exposition collective).

Horaires d’ouverture : 03 83 98 80 08.

. Vous pouvez également aller sur www.juliedewaroquier.com.

Publié par Stéphane Richard sur

Les magnifiques sculptures en grès de Nathalie Gauglin sont l’expression d’un monde à la fois onirique et intime émanant de la vie intérieure de l’artiste et de son imagination foisonnante. Mélancoliques, étonnés, solitaires, affectueux, désespérés, perdus, attentifs, hagards, pensifs, interrogateurs… toute la gamme des sentiments et des comportements humains nous est donnée à voir à travers ses personnages féminins et masculins, aux corps entiers ou inachevés, qui nous regardent de leurs yeux béants et indéniablement pénétrants. Ils nous racontent nos propres vies et deviennent les réceptacles de nos émotions, pensées ou angoisses. Ils nous chuchotent à l’oreille la réalité de l’humain dans son âpre ou chaleureuse véracité, sans intellectualisme aucun ou prétention dogmatique, et nous invite à réfléchir à ce que vivre réellement, et non pas seulement exister, veut dire. L’intense profondeur de leur regard nous délivre de nos masques, nous ramène à ce que nous sommes au-delà des apparences fictives, devient miroir. D’une authentique et réelle sensibilité, Nathalie Gauglin partage avec nous, grâce à ses personnages d’une belle et grande présence charismatique, sa perception de l’être humain dans toutes ses composantes et, par là même, nous interroge sur notre propre cheminement personnel et sur le sens que nous donnons à celui-ci.

Stéphane Richard.

Nathalie Gauglin
Nathalie Gauglin
Nathalie Gauglin
Nathalie Gauglin
Nathalie Gauglin
Nathalie Gauglin
Nathalie Gauglin
Nathalie Gauglin
Nathalie Gauglin

. Galerie Albane. 1 rue Suffren, 44 000 Nantes.

Du mercredi 9 au samedi 26 avril 2014.

Du mardi au samedi de 10h30 à 12h00 et de 14h00 à 19h00.

. Château de la Gobinière.

Parc Michel Baudry. 37 avenue de la Ferrière, 44 700 Orvault.

Du mercredi 9 avril au dimanche 18 mai 2014.

Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30.

Le dimanche de 15h00 à 18h00.

. Galerie Picot-le-Roy (« Nuage Bleu »).

14 quai Kador, 29 160 Morgat (Presqu’Ile de Crozon).

Du dimanche 6 au samedi 26 juillet 2014.

Du mardi au samedi de 17h00 à 19h30 (nocturne le mardi).

Le dimanche de 10h00 à 12h30.

. Vous pouvez également aller sur www.nathaliegauglin.com.

Publié par Stéphane Richard sur

Univers à la fois fantastique et onirique, la peinture de SylC nous emmène dans le monde enchanté et les souvenirs oubliés de l’enfance. Chacune de ses toiles est un voyage qui nous amène tout en douceur vers notre propre enfance et qui, par la grâce de ces visages ronds ou ovales beaucoup plus grands que les corps et une palette chromatique très riche (rouge saisissant et omniprésent, rouge orangé, bleu, jaune, vert, blanc…), donne à celles-ci une aura magique et réveille en nous des sentiments non pas perdus mais simplement endormis. Les animaux ont une place prépondérante auprès des enfants qu’elle peint, ils appartiennent à leur monde, peut-être même ne font-ils encore qu’un avec eux et ce magnifique poème de Peter Handke : « Lorsque l’enfant était enfant, il ne savait pas qu’il était enfant, tout pour lui avait une âme et toutes les âmes étaient une… » nous revient alors en mémoire.

Cependant, si nostalgie il y a, celle-ci est lucide et non pas l’affirmation d’une innocence qui n’en a jamais été réellement une, et ces enfants aux yeux grands ouverts ne vivent pas dans un monde merveilleux où rien ne viendrait entacher un Eden originel. Ils nous pénètrent de leur profond regard, nous questionnent, et l’on sent poindre à certains moments que l’inquiétude ou la peur ne leur sont pas étrangères. Nulle naïveté chimérique dans leur perception du monde qui est le nôtre mais une compréhension empreinte de tendresse et de compassion. Leur sagesse est innée, elle s’estompera avec le temps, disparaîtra même ou s’endormira. La peinture sensible et intemporelle de SylC nous susurre à l’oreille de ne pas oublier l’enfant qui est en nous et résonne comme un écho à ce que disait Victor Hugo : « Le sommeil de l’enfance s’achève en oubli ». Ne mourrons pas à l’enfant que nous avons été et que nous sommes toujours quand nous savons écouter… et regarder.

Stéphane Richard

SylC
SylC
SylC
SylC
SylC

. Tour Saint-Aubin. Rue des Lices, 49 000Angers.

Du vendredi 21 au dimanche 30 mars 2014.

Ouvert tous les jours de 10h30 à 19h00.

. Galerie Audrey Marty. 4 rue du Pourpris, 35 400 Saint-Malo.

Du vendredi 11 avril au dimanche 11 mai 2014.

Ouvert du mercredi au dimanche de 11h00 à 13h00 et de 14h30 à 19h00.

. Puls’art. Manifestation Internationale d’Art Contemporain.

Cité des Arts. Quinconces des Jacobins, 72 000 Le Mans.

Du jeudi 29 mai au dimanche 1 juin 2014.

Ouvert du jeudi au samedi de 11h00 à 19h00 et dimanche de 10h00 à 18h00.

SylC expose en permanence :

. Galerie Albane. 1 rue Suffren, 44 000 Nantes.

Du mardi au samedi de 10h30 à 12h00 et de 14h00 à 19h00.

. Galerie Art4. 31 rue des Teinturiers, 14 000 Caen.

Du jeudi au samedi de 11h00 à 13h00 et de 14h00 à 19h00.

. Galerie Au-delà des Apparences. 15 rue Filaterie, 74 000 Annecy.

Du mercredi au samedi de 10h30 à 13h00 et de 14h00 à 19h00.

. Vous pouvez également aller sur www.sylc.org.

Publié par Stéphane Richard sur

« Les Olympiennes », « Les Saintes », « Les Martyres », « Les Hommes », les titres de ces séries de tableaux montrent sans équivoque aucune que l’être humain, son esprit, son âme, son corps et sa chair sont au cœur de l’oeuvre de Catherine Duchêne. Puissamment expressionnistes, ses peintures montrent des femmes et des hommes aux visages ébauchés, inachevés, défigurés, méconnaissables ou cachés et dont les corps s’éloignent des canons de la beauté traditionnelle et même de toute forme de joliesse ou d’harmonie dans les proportions. Elles sont, bien au contraire, la volonté farouche de soulever, dans un dynamisme impressionnant de mouvements et de tensions frénétiques et passionnées, le voile des apparences pour atteindre la véracité de l’être humain dans ce qu’il a de plus intime.

Huile, fusain, feuille d’or, bâton d’huile ou poudre de bronze, elle emploie de nombreuses techniques au service d’un art d’une grande force plastique qui nous saisit, nous envoûte irrésistiblement, et s’imprègne profondément en nous émotionnellement parlant tant nous ressentons ses figures comme étant l’expression picturale d’une artiste au cheminement intérieur véridique et d’une réelle générosité. A la fois instinctive et d’une grande et belle sensualité, sa peinture va à l’essentiel, ne s’encombre pas de décors ou d’objets inutiles, la figure et le fond ne faisant plus qu’un, et déborde d’une énergie redoutable qui nous happe et ne nous laisse pas indemne.

De ses corps et de ses visages aux contours estompés émanent une profondeur de sentiments d’une grande intensité qui fait naître en nous de la compassion et non pas de la répulsion puisque, que nous le ressentions plus ou moins confusément ou que nous le fuyions, ces figures nous donnent à voir l’humanité dans son essence même, oscillant entre chaos, peurs et croyances, entre espoir, souffrance et rédemption.

Stéphane Richard

Catherine Duchêne
Catherine Duchêne
Catherine Duchêne
Catherine Duchêne
Catherine Duchêne
Catherine Duchêne
Catherine Duchêne
Catherine Duchêne
Catherine Duchêne
Catherine Duchêne
Catherine Duchêne
Catherine Duchêne
Catherine Duchêne
Catherine Duchêne
Catherine Duchêne

. Quatorzième Salon International d’Art Contemporain.

Parc Chanot. Palais des Evénements. Marseille.

Du vendredi 14 au lundi 17 mars 2014.

Vendredi de 10h00 à 22h00. Samedi de 10h00 à 20h00.

Dimanche et lundi de 10h00 à 19h00.

. Galerie Cravantaise. (09 75 57 00 16 / 06 23 15 05 75)

9 les Bouquerries, 37 500 Cravant-les-Coteaux.

Du samedi 9 août au mardi 30 septembre.

Ouvert tous les jours de 15h00 à 19h00 sauf le mercredi.

. Si vous souhaitez visiter l’atelier de Catherine Duchêne, vous pouvez la joindre au 06 23 99 02 64 ou la contacter à contact@catherine-duchene.com.

. Vous pouvez également aller sur http://www.catherine-duchene.com.

Publié par Stéphane Richard sur

Les peintures et les dessins de l’œuvre protéiforme et foisonnant de Jorj Morin (il est également l’auteur de nombreuses tapisseries et mosaïques) sont d’une grande richesse picturale tant au niveau des formes que des couleurs et d’une intériorité profondément lumineuse. Les formes géométriques aux contours cernés ou à la limite de l’évanescence s’épanouissent dans une rythmique d’autant plus prégnante que l’artiste, dans un dépouillement d’une grande sobriété sans pour autant être austère, nous donne à voir une peinture qui confine à l’essentiel, sans fioriture aucune, dans une épure immanente qui nous amène à la méditation. Art abstrait d’une grande beauté plastique, rationnel dans l’ordonnancement des formes et des couleurs mais néanmoins dotées d’une indéniable poésie visuelle, les oeuvres de Jorj Morin sont la parfaite expression d’une harmonie à la fois puissante et émotionnelle qui allie fluidité et énergie, transparence et profondeur, légèreté et pérennité.

Stéphane Richard

Jorj Morin
Jorj Morin
Jorj Morin
Jorj Morin
Jorj Morin
Jorj Morin
Jorj Morin
Jorj Morin
Jorj Morin

. Espace d’art contemporain « Café des Négociants ».

26 rue Alsace-Lorraine. Rezé.

Du jeudi 20 février au dimanche 2 mars 2014.

Du jeudi au samedi de 14h00 à 19h00. Le dimanche de 14h00 à 18h00.

Publié par Stéphane Richard sur

Dans la lignée de Die Brücke, de l’expressionnisme, du fauvisme et du néo-expressionnisme apparu en Allemagne à la fin des années 1970, Liza Vodyanova peint, dans une rapidité d’exécution d’une grande spontanéité, des êtres humains dans des scènes d’intérieur ou en extérieur. Ses peintures, inspirées de la réalité ou imaginaires, quand ce n’est pas le mélange des deux, traduisent, entre drame et solitude, entre angoisse et mélancolie, les états d’âme des personnages qu’elles représentent ainsi que les siens propres.

Instinctive et libre dans l’acte de peindre, elle ne cherche pas à reproduire la réalité mais à susciter des émotions grâce à un trait succinct, ne prenant parfois pas la peine de faire un dessin préparatoire et attaquant la toile directement avec de la peinture, et à une totale autonomie des couleurs, ne cherchant nullement, là aussi, à respecter la véracité de celles-ci dans l’identification des êtres, des objets, de l’eau ou des arbres.

Sa peinture, pleine de tensions palpables renforcées par des coups de pinceaux énergiques et par des cernes noires très marquées dans ses toiles, laisse la place, dans ses œuvres sur papier les plus récentes, à un enchevêtrement des couleurs et à une disparition des contours qui confinent à l’abstraction, même si le motif reste quant à lui résolument figuratif (comme dans la série « La Chasse »). Ses tableaux, dotés d’une palette chromatique tour à tour sombre ou lumineuse d’une grande richesse, sont l’expression intense de sa vie intérieure, de ses sentiments vis-à-vis du monde tel qu’il est et des émotions qu’elle souhaite partager avec les personnes qui font face à ses œuvres.

Stéphane Richard

Liza Vodyanova
Liza Vodyanova
Liza Vodyanova
Liza Vodyanova
Liza Vodyanova
Liza Vodyanova

. Galerie Le Garage. 32 bis rue Scribe. Nantes.

Du jeudi 13 février au samedi 15 mars 2014. (Exposition collective).

Du mercredi au vendredi de 15h00 à 19h00. Le samedi de 14h00 à 19h00.

. Vous pouvez également aller sur www.lizavodyanova.com.

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“Revue axée sur les Arts Plastiques. ”

Rédigé par Stéphane Richard

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