Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Artys

Revue axée sur les Arts Plastiques

Publié par Stéphane Richard sur

Des coups de poing qui ébranlent l’âme et le corps. Les portraits de Laurent Bouro vous saisissent et s’impriment sur vos rétines pour ne plus vous lâcher. La puissance des modelés et des couleurs vives et vibrantes donne à ces visages qui s’extirpent littéralement du noir profond qui les environne une force majestueuse digne des sculptures monumentales d’anciennes civilisations. Les coulures/cicatrices témoignent du combat initial qui voit la vie émerger douloureusement du néant et insufflent à ces portraits une authenticité indéniable.

Laurent Bouro va à l’essentiel, ne s’encombre pas d’anecdotes inutiles et, malgré leur hiératisme, ces visages sont profondément charnels, voire même sensuels. Il nous donne à voir une peinture pulsionnelle d’une grande intensité expressive et émotionnelle qui émerge du chaos originel et qui se fixe de manière prégnante dans l’esprit de celui qui les regarde.

Stéphane Richard

Laurent Bouro
Laurent Bouro
Laurent Bouro
Laurent Bouro
Laurent Bouro
Laurent Bouro
Laurent Bouro
Laurent Bouro

. Galerie Carré d’Artistes l’Expo. 60 rue Saint-André-des-Arts, 75 006 Paris.

Jusqu’au 2 octobre 2013.

Ouvert du lundi au dimanche. De 11h00 à 20h00. (01 43 29 63 69).

. Espace d’exposition « La Laverie ». Rue du Port, 37 520 La Riche.

Exposition au mois d’octobre. (02 47 38 99 42).

. Galerie Chabrier. Passage Emmanuel-Chabrier, 37 700 Saint-Pierre-des-Corps.

Exposition au mois de novembre.

Mercredi et samedi de 9h00 à 12h00 et de 15h00 à 18h00.

Mardi, jeudi et vendredi de 14h00 à 18h00.

. Espace d’exposition « La Boîte noire ». 59 rue du Grand-Marché. Tours.

Exposition au mois de novembre.

Ouvert du mercredi au samedi. De 11h00 à 19h00. (06 99 19 52 22).

. Laurent Bouro est également exposé en permanence à la Galerie Cravantaise.

9 les Bouquerries, 37 500 Cravant-les-Coteaux.

Ouvert tous les jours sauf le mercredi. De 15h00 à 19h00. (09 75 57 00 16).

. Vous pouvez également aller sur son site : http://www.lbouro.fr.

Publié par Stéphane Richard sur

Dans ses dessins à l’encre, Isabelle de Belle Isle crée des êtres imaginaires, déforme des instruments de musique et des objets, nous fait part d’états d’âme, de situations, nous transporte dans des lieux imaginaires ou réels et nous fait rencontrer des personnages connus et inconnus. Qu’elle n’utilise que l’encre noire ou y insère des encres de couleur (orange, vert, bleu, rose, violet), elle nous donne à voir des atmosphères, des paysages, des univers à part entière et des figures, où chacun des traits a sa fonction et sa place. Son travail, d’une totale maîtrise, ne laisse pas de place au hasard bien que l’on sente, plus ou moins consciemment, la présence d’un monde sous-jacent, onirique et empreint de fantastique. On y découvre même, si l’on est attentif, des traces de civilisations anciennes comme si l’inconscient de l’artiste (et de chacun d’entre nous) était le réceptacle d’une mémoire universelle qui fait que l’humanité est une.

Dans ses acryliques, qui exaltent les couleurs (rose, vert, bleu, rouge, orange, jaune…), elle cherche à donner un sens à l’abstraction, à la rendre perceptible, sans pour autant l’emmener vers une véritable figuration. Ce qui se concrétise sur la toile est l’expression canalisée de ce qu’elle ressent à l’intérieur d’elle-même. Aucun concept ne sous-tend l’image proposée et aucune réalité donnée ne peut être identifiée de façon définitive. Le mystère n’est que partiellement dévoilé et renvoie celui qui regarde à son propre vécu pour ce qui est de l’interprétation.

Ses dessins et ses tableaux ont une force propre, comme si les traits posés sur la toile ou des papiers d’épaisseurs et de couleurs différentes (blanc, orange, rose, bleu, doré) prenaient leur indépendance, échappaient même à l’artiste, pour qu’un nouvel univers, avec une volonté farouche, se crée lui-même. Ce qui n’a rien d’étonnant quand on décèle, à certains endroits, ce qui ressemble étrangement à des partitions musicales même si aucune note n’apparaît. Ce sont les traits eux-mêmes qui deviennent notes de par leur tracé et figurent une musique qui imprègne nos rétines et non nos tympans. Une musique purement visuelle qui grouille d’êtres hybrides, mi-organiques, mi-abstraits. Des mondes en perpétuels mouvements.

Née en 1958, Isabelle Guillaume délaisse son patronyme en 2005 lorsqu’elle décide de se consacrer pleinement au dessin et le remplace par celui de Belle Isle, du nom de son île natale. Isabelle de Belle Isle donc, y passe toute son enfance et c’est au cours de celle-ci, à l’âge de dix ans, qu’après avoir vu une artiste peintre peindre sur du tissu, qu’elle commence à dessiner. Elle utilise ce qui lui tombe sous la main (crayons, feutres) et dessine des lettres et des personnages. A treize ans, elle se met à la gouache grâce à son professeur de dessin. Elle se découvre alors une vraie passion et continue à créer des formes figuratives aussi bien qu’abstraites.

Elle part à Vannes pour intégrer l’un des lycées de la ville. Elle fait la connaissance d’un nouveau professeur, lauréat du Prix de Rome, qui lui ouvre de nouveaux horizons. Elle découvre les natures mortes et se met à dessiner des vases, des fruits et des sculptures. Après l’obtention de son baccalauréat, elle part à Paris où elle suit des études théoriques sur le théâtre à la Sorbonne. Elle n’y reste qu’un an et part rejoindre des amis aux Pays-Bas au début des années quatre-vingts. Elle apprend la langue et passe avec succès le concours d’entrée du Conservatoire de Théâtre d’Amsterdam. Elle y reste cinq ans au cours desquels elle apprend à jouer la comédie, à danser, à faire des percussions, du montage vidéo, des décors, des costumes et de la mise en scène. Durant ces mêmes années, elle écrit et met en scène ses propres pièces de théâtre dans lesquelles, seule sur scène, elle se produit.

Après ses études de théâtre, elle prend des cours de piano, contrairement à l’époque où, adolescente, elle avait appris la guitare en autodidacte. Elle composait alors ses propres musiques et écrivait les textes qui accompagnaient celles-ci. Toujours à Amsterdam, elle fréquente de plus en plus le milieu du jazz. Au sein d’un studio (style cave de jazz) qu’elle a ouvert en bas de chez elle avec quelques amis, ils organisent des concerts et des jam sessions durant deux années. Néanmoins, petit à petit, elle s’éloigne du jazz pour se diriger vers d’autres styles musicaux tels que le rock, la new wave et la musique électronique. A la fin des années quatre-vingt, elle crée un spectacle qu’elle intitule « Shamra ». Elle compose la musique, danse, joue la comédie, crée les costumes et n’hésite pas à déléguer la mise en scène à plusieurs metteurs en scène qui enrichissent sa création de par leur approche personnelle.

En 1990, elle part à New York, visite les galeries et les musées et fait la traversée en voiture de l’Amérique d’est en ouest. Après avoir passé neuf mois outre-atlantique, elle revient en France puis, en 1992, elle part vivre à Londres et forme un groupe. Elle chante sur scène, traîne dans le milieu musical londonien et enregistre un disque, mélange, musicalement parlant, de soul et de jazz. Après avoir passé sept ans en Angleterre, elle rentre en France à la fin des années quatre-vingt-dix et s’installe à Nantes. En 2000, sous le nom de « Shamra » (du nom du spectacle qu’elle a créé une dizaine d’années plus tôt à Amsterdam) elle sort un album pop/folk éponyme. Elle continue depuis lors à chanter et à se produire sur scène. Parallèlement à sa carrière d’auteure compositrice interprète, elle reprend le dessin en 2005 puis se met à la peinture. Elle travaille actuellement à des tableaux abstraits (peinture à l’huile) tout en se consacrant à la préparation de son troisième album qu’elle ira enregistrer à Londres en 2014.

 

Stéphane Richard

Isabelle de Belle Isle
Isabelle de Belle Isle
Isabelle de Belle Isle
Isabelle de Belle Isle
Isabelle de Belle Isle
Isabelle de Belle Isle

Si vous souhaitez voir les oeuvres d'Isabelle de Belle Isle, n'hésitez pas à prendre rendez-vous avec elle (isabelleisle@gmail.com).

Publié par Stéphane Richard sur

Personnage ailé, à deux têtes, chevauchant un pégase, serrant sa maison dans ses bras, tenant un oiseau ou un agneau, s’agenouillant dans une petite barque, se protégeant, enlaçant un enfant… multiples sont les situations dans lesquelles Ruta Jusionyte met en scène ses personnages énigmatiques. Ses étonnantes sculptures nous donnent le frisson quand nous nous apercevons qu’ils nous regardent intensément de leurs yeux absents. Deux trous noirs qui donnent le vertige tant leur profondeur semble infinie et nous interrogent sur la magie mystérieuse utilisée par l’artiste pour façonner ces visages qui expriment à la perfection toute la palette des sentiments humains.

Curieuses, étonnées, mélancoliques, solitaires, angoissées, joyeuses… elles vivent à fleur d’âme et de terre et leur silence plus qu’éloquent nous parle et nous interroge sur notre propre intimité. Elles habitent pleinement l’espace qu’elles occupent, elles se l’accaparent et, plus le temps s’écoule, plus nous entrons dans leur univers et plus nous comprenons leur innocence, leur authenticité et même, d’une certaine façon, leur sagesse. Elégantes et fragiles, fortes et atemporelles, nues et les yeux grands ouverts et pénétrants, provenant de nous ne savons quelle contrée, elles sont sans aucun doute l’expression plastique de l’histoire et de la vie intérieure de l’artiste.

Nous avons eu la chance de voir ses œuvres au sein de la regrettée Galerie Alain Rouzé en 2011. Nous ne savons pas si elle reviendra à Nantes afin que nous puissions (re)voir ses magnifiques sculptures et découvrir ses nouvelles peintures où la couleur fait son apparition, mais si vous avez l’occasion de voir ses œuvres dans les villes où Ruta Jusionyte expose, n’hésitez pas à vous imprégner de celles-ci.

Stéphane Richard

Ruta Jusionyte

. Galerie Claudine Legrand. 49 rue de Seine, 75 006 Paris.

Du jeudi 10 au mercredi 30 octobre 2013.

Du mardi au vendredi de 14h00 à 19h00.

Le samedi de 11H00 à 13h00 et de 14h00 à 19h00.

. Les sculptures de Ruta Jusionyte sont exposées en permanence au sein de la Galerie Schwab Beaubourg (54 rue Quimcampoix, 75 004 Paris).

Ouvert du mardi au samedi. De 12h00 à 19h00.

À propos

Artys

“Revue axée sur les Arts Plastiques. ”

Rédigé par Stéphane Richard

Articles récents

Hébergé par Overblog