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Artys

Revue axée sur les Arts Plastiques

Publié par Stéphane Richard sur

Loin de la figuration néo-impressionniste de ses débuts, Hélène Jacqz, après un séjour de plusieurs années à New York, s’est lancée dans une peinture gestuelle dans la lignée de l’expressionnisme abstrait, de l’action painting et du tachisme. Semblablement à son prédécesseur du siècle dernier Jackson Pollock, elle entre dans une danse sur et autour des toiles posées à même le sol et les recouvre, dans une concentration réfléchie (la préparation) et un lâcher prise authentique (l’action), de couleurs d’une grande étendue chromatique. Dans l’emportement du geste et des paysages picturaux qui en découlent, les couleurs deviennent signes jaillissant du blanc de la toile et créent un langage qui est l’expression du monde intérieur de l’artiste.

Stéphane Richard

Hélène Jacqz
Hélène Jacqz

Galerie Le Garage. 32 bis rue Scribe. Nantes.

Jusqu’au samedi 22 décembre 2012.

Du mercredi au samedi de 14h00 à 19h00.

Publié par Stéphane Richard sur

Chirurgien spécialiste de la main, artiste authentique disparu trop tôt en 2011, Jean-Paul Friol nous laisse une production artistique protéiforme d’une densité exceptionnelle. Peintures, travaux sur papier ou carton, ciments sur toile, objets divers, métaux oxydés, il a utilisé de nombreux matériaux pour donner vie à des œuvres d’une inspiration féconde, intense et sans concession. Chacun de ses tableaux nous donne à voir un monde à la fois personnel et universel composé, selon, d’accumulation de matériaux bruts, de superpositions, de lignes, de signes, de traces. Rencontres inopinées, entrelacs, enchevêtrements, couleurs vives et lumineuses ou plus sombres, plus profondes, plus graves, ses créations ont une force propre, prennent leur indépendance, deviennent mythologies étranges, énigmatiques, presque surnaturelles à certains moments, et nous plongent dans une expérience poétique à la lisière de la magie.

Stéphane Richard

 

 

Jean-Paul Friol

Espace d'art contemporain "Café des Négociants".

26 rue Alsace-Lorraine. Rezé.

Jusqu'au dimanche 2 décembre 2012.

Du jeudi au samedi de 14h00 à 19h00. Le dimanche de 11h00 à 19h00.

Publié par Stéphane Richard sur

La Galerie Montesquieu nous propose une nouvelle exposition autour de la sculptrice Francine Toulemonde après celle très remarquée et remarquable sur le « bordel » (eh oui, le bordel c’est de l’art). Scénographie champêtre, feuilles d’arbres recouvrant le sol, éclairage tamisé, les bougies, dont les flammes lèchent de leur fragile douceur les sculptures, les photographies monumentales du jardin de la maison où vivait l’artiste et les sculptures en bronze, parsèment le lieu dans une atmosphère à la fois sereine et intime.

Loin de tout intellectualisme, Francine Toulemonde est une instinctive que le corps humain passionne et questionne. Son travail se situe résolument dans l’ordre du réalisme et ses sculptures semblent vivantes tant elle maîtrise à la perfection son métier et la technique dite « à la cire perdue ». Elle aborde des sujets très sérieux comme l’esclavage avec cette œuvre magnifique intitulée « Histoire sans fin ? » qui montre onze esclaves se suivant les uns les autres, prêts à embarquer dans l’un de ces navires de sinistre mémoire, et dont les attitudes corporelles nous donnent à voir tous les sentiments que peuvent éprouver des hommes plongés dans un tel enfer : de la soumission à la révolte, de la souffrance à la solidarité, en passant par la peur et la résignation.

A l’opposé, dans d’autres créations, elle fait preuve d’un humour grinçant comme dans « Je rentrerai tard ce soir » où un homme et une femme, dans un acte sexuel fougueux, téléphonent à leurs conjoints respectifs. C’est également le cas dans une autre sculpture, « Gemzar or not Gemzar », où un singe regarde pensivement ce qui semble être le crâne d’un ancêtre lointain et se demande « Etre ou ne pas être, telle est la question ». Qui n’a pas encore compris que l’homme ne descend pas du singe mais qu’il est un singe ? N’oublions pas non plus ses animaux tels les cochons qui remplacent à merveille les hommes dans leurs comportements alimentaires ou ces monstres fabuleux et hybrides sortis tout droit d’une féconde imagination et ces fantastiques centaures moqueurs ou guerriers dont l’un d’entre eux, dans un merveilleux équilibre sur un support d’une extrême étroitesse, s’apprête à donner le coup de grâce à un animal invisible à nos yeux.

De l’œuvre éclectique de Francine Toulemonde, émergent des sentiments d’une grande générosité dont nous sentons les vibrations tout autour de nous.

Stéphane Richard

Francine Toulemonde
Francine Toulemonde

Galerie Montesquieu. 4 place de la Monnaie. Nantes.

Jusqu'au samedi 15 décembre 2012.

Du mardi au samedi de 14h30 au samedi 19h00.

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“Revue axée sur les Arts Plastiques. ”

Rédigé par Stéphane Richard

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